mardi, novembre 23, 2010

Bagageries de voyages en vélo...

Fontes, sacoches, valises, bagageries peu importe leur nom, elles ont pour destinée de devoir contenir tous vos biens lors d'un périple, qu'il soit du week-end ou pour plusieurs années !
Il en existe de toutes sortes, à tous les prix, des fiables et imperméables mais aussi des bon marché, très décevantes.
Voici quelques conseils et remarques sur le sujet afin que vous prépariez au mieux vos futurs voyages.
Les sacoches spécifiques pour vélos horizontaux sont rares mais vous pouvez tout aussi bien vous servir des fontes utilisables avec un vélo classique.
De manière générale, le principal reproche que l'on peut faire à tous ces sacs, est  leur capacité limitée à 20 litres , il manque souvent quelques litres pour pouvoir faire entrer sans problème le couchage ou la tente .
A éviter: les sacoches vélo que l'on trouve à très bas prix en grande surface, manque de rigidité, fragiles, non imperméables, elles ne seront qu'une source de problème lors de votre périple et sont plus destinées à un usage de ballades journalières

Parmi les principales marques que l'on peut retenir pour une utilisation voyage : Vaude, Ortlieb, Arkel et un petit inconnu issu des pays de l'Est  ... Crosso !
Certaines de ces marques proposent également des modèles spécifiques aux vélos horizontaux ou trikes !
Reste à définir, bagages en toile imperméable caoutchoutée ou en tissu robuste non imperméable ... Les deux ont leurs avantages, inconvénients et adeptes. Tout sera fonction des climats que vous prévoyez rencontrer, de la durée de votre voyage ...
Si les fontes de type Ortlieb en grosse toile robuste caoutchouc ont l'avantage d'une parfaite imperméabilité, elles seront aussi non respirantes ... si vous rangez un article humide, il le restera et transmettra son humidité au reste du sac. Par contre en cas de grosses pluies ou de traversées de rivières, vous pourrez leur faire une confiance aveugle !
Au contraire, les bagageries en toile tissu, sont respirantes, disposent de compartiments pour des rangements plus ludiques mais ne sont pas étanches !
Les sursacoches ou housses dites étanches qui les accompagnent n'ont qu'une imperméabilité relative pour une pluie normale.
Il est fréquent que des voyageurs rapportent que sous un orage, l'eau finit par trouver une  entrée et inonde le contenu.
Tous vos articles sensibles à l'humidité doivent donc être rangés dans des sacs étanches à l'intérieur de la valise ... ce qui au final revient au même que de choisir des sacoches caoutchoutées .Evitons le stress supplémentaire de se questionner à l'arrivée de la pluie :
 " 'ai-je bien tout emballé de manière étanche? ".


Il y a aussi le choix de la fixation au porte- bagages du vélo.Certaines sont très efficaces, robustes et rapides ... d'autres demandent plus de réglages ou sont fragiles. Soyez attentif à ce point, car une sacoche lestée de plusieurs kilos est plus difficile à fixer au vélo que vide, et une fois en chemin, les secousses répétées au niveau des attaches peuvent vite réveiller leurs faiblesses éventuelles ...jusqu'à la rupture !

La capacité ... on a souvent tendance à la surestimer, pourtant je peux vous dire par expérience qu'une sacoche est très vite remplie!
Les 4 valises réparties sur le vélo représentent un volume qui peut varier de 60 litres à 100 litres, soit l'équivalent d'un très gros sac à dos ! Ces dernières devront souvent être complétées par un grand sac balluchon que l'on nomme parfois " boudin" qui contiendra les plus grosses pièces, comme la tente, chaussures de rechange et le matelas, on pourra donc s'en passer si l'on dort à l'hôtel !


ORTLIEB : d'origine allemande, pas évident à trouver en commerce, robuste, simple, très bonne étanchéité, système de fixation solide et efficace mais en plastique, capacité de rangement de type "fourre-tout". Le problème est , que ce que l'on a besoin est souvent au fond du sac. Capacité maximum limitée à 20 litres par sacoche pour les plus grandes, ce qui est également un peu maigre. Autre avantage, ces sacs peuvent se transformer en sac à dos ou se porter en bandoulière...
Depuis 2010, Ortlieb a développé un modèle pour vélos horizontaux.


ARKEL : Originaire du Canada, la Rolls Royce des bagages pour vélo.
Hyper robuste, ce qui en fait souvent le choix des tours du monde, respirants, bien organisés pour les rangements, des zips solides surdimentionnés que l'on peut vraiment malmener sans risque de casse et avec une bonne préhension, un volume de chargement très généreux, plusieurs petites astuces bien pensées, un service après vente personnalisé et très performant. Produit fait main au Canada.
Si ces bagages sont un must, Arkel reste pourtant très difficile à trouver, 2 points de vente en Europe, l'un en Allemagne l'autre à Londres. ( voir plus bas pour les adresses ). On peut par contre commander la gamme Arkel par Internet sans problème.

A savoir que Arkel propose ces bagages avec deux types de fixations, la nouvelle, fournie d'origine dans la tendance des clips automatiques, en plastique... ou sur demande, l'ancienne fixation manuelle en métal, mieux adaptable et bien plus efficace de par sa simplicité, mais ce n'est qu'un avis personnel.
Hélas, Arkel est aussi très cher, et ce ne sont pas les housses étanches vendues en option qui seront garantes d'une parfaite étanchéité en cas de pluie.
Le bas des sacoches auraient  au moins pu être fabriqué en tissu étanche.
Malgré cette sévère critique, pourquoi Arkel reste-t-il le meilleur choix?... Solidité et volume généreux, rien que ces deux remarques en font le best off !
Arkel propose 2 modèles pour vélos horizontaux  RT 40 et RT 60 pour une capacité globale de 100 litres.
Par expérience de la marque, je peux vous dire que le volume renseigné est sous-estimé ,que du bénéfice !
Nouvelles fixations automatiques Arkel
Anciennes fixations manuelles



VAUDE : Marque allemande, facile à trouver en magasins spécialisés. Très bon rapport qualité prix, valises légères, rangement pratique, plusieurs modèles et qualité disponible.
Solidité correcte mais on a remarqué que les nouveaux modèles 2010 de la gamme Roadmaster sont quelque peu moins robustes qu’auparavant. Les gammes Roadmaster de 2008 et antérieures étaient de meilleures factures.
L'étanchéité est bonne sous une pluie normale pour les modèles tissu  + les housses livrées d'origine gratuitement avec chaque sacoche.

Système de fixation en plastique performant et facile.
Les tirettes de la gamme Roadmaster sont fragiles sur les poches et de qualité moyenne, elles seront rapidement hors d'usage si soumises à trop fortes contraintes.
La gamme Vaude Roadmaster est plus destinée à du tourisme en Europe. La solidité constatée sur ce produit pourrait être un handicap pour un voyage plus lointain.
Vaude souffre essentiellement d'un choix stratégique à la fabrication, pour un coup de production plus faible, cela se ressent trop fort sur le produit final.

Vaude n'a pas de valises spécifiques aux vélos horizontaux ou trike, mais leur gamme classique s'adapte très bien.

Quitte à choisir Vaude, la gamme "Aqualine" semble un meilleur compromis,  mais nous n'avons pas pu voir le produit ni tester ...
Tissu plus robuste, étanche, zip étanche. Les sacoches de la gamme Aqualine, en plus d'un look plus agréable que des sacoches en toile plastique, sont proposées avec fermeture par enroulage ou par rabat.
La fermeture par enroulage est plus fiable en matière d'étanchéité !

Volume de maximum 21 litres par sacoche... 3 litres supplémentaires seraient appréciables,  tout comme une poche arrière pour contenir la gourde ...

Si Vaude n'est peut être pas la plus robuste des valises comparée à du Arkel, cela reste le meilleur choix pour votre budget voyageur ...


CROSSO : Originaire de Pologne, cette marque présente une ligne de bagages pour vélos d'un très bon rapport qualité prix, robuste et une gamme tout comme Ortlieb 100% étanche.
Le petit plus ... si comparable à Ortlieb, Crosso offre l'avantage d'un sac arrière d'un volume de 30 litres par pièce, ( contre max: 20 litres pour Ortlieb ), cette jolie différence de 10 litres sera parfois le bon compromis pour pouvoir faire entrer le couchage avec quelques autres articles dans un même sac.

Au niveau fixation, en métal, non automatique, fiable et robuste, un peu comparable à la 1ere génération de fixation Arkel !


Hélas, les fixations rivetées d'origine en usine ne sont pas réglables en largeur mais uniquement en hauteur, leur emploi ne sera donc que destiné à des porte- bagages classiques !
Crosso peut être commandé en directe sur le site Polonais de la marque.



Carnet d'adresses :
Ortlieb 
Crosso + shop en ligne 
Vaude
Shop Vaude France cyclo rando
Arkel
Arkel shop en Allemagne
Arkel shop pour l'Europe

samedi, novembre 06, 2010

Lancement du chantier de la Vennbahn-route 130 km

Extrait de l'Avenir.net  du 6 novembre 2010


Les travaux de réalisation de la Vennbahn-Route, une piste cyclable qui s'étend sur près de 130 km, ont officiellement débuté jeudi, à Roetgen, en Allemagne, au-dessus de Raeren, en présence d'Isabelle Weykmans, la ministre en charge du tourisme en Communauté germanophone.

D'ici 2012, la Vennbahn-route, piste cyclable transfrontalière et ininterrompue de 130 km, une des plus importantes d'Europe, relira Aix-la-Chapelle à Troisvierges, au Luxembourg, en traversant l'Allemagne, la Belgique et le Grand-Duché.

mardi, octobre 12, 2010

Dinant Maredsous - Le RAVeL de la Molignée







Date: Octobre 8
KM / Miles:  40Km /  25M
Température:  20°C / 68°F
Timing : 2H30
Climb :  160 M / 524 feet
Road : Dinant - Maredret - Dinant   
File Google Earth and GPS : maredsous.zip


Une randonnée familliale, facile pour la 1/2 journée ...  Un parcours qui n'est pas trop long et avec une pente faible qui est à peine discernable ... 
20 Km au départ de Dinant ou 13 Km au départ de la place d'Anhée !
Aller retour plus une pause à l'abbaye de Maredsous, cela vous remplira une belle après- midi !



Au départ de Dinant, on prend le long de la Meuse le RAVeL sur 6 Km en direction de Namur ... 


Passé sous le pont de chemin de fer un peu après Bouvignes sur Meuse, on trouve la bifurcation du RAVeL de la Molignée, une petite montée nous amène à traverser une nationale dangereuse et mal sécurisée ...
Passé ce point noir, c'est 13 Km d'une belle piste cyclable qui serpente dans la vallée en direction de Maredret.





Le départ peut se prendre également de la place de Anhée où il sera certainement plus facile de trouver un parking voiture gratuit, le RAVeL se prend à 50 mètres de la place.




La voie verte croise quelques routes mais à faible trafic !
Après quelques kilomètres, on rencontre l'une des attractions du coin : les Draisines de la Molignée... chariots sur rails bien plus bruyants qu'un vélo mais qui demandent aussi de pédaler. Au beau temps l'activité a beaucoup de succès et amène la foule le long du RAVeL ... quitte à choisir de pédaler ... le vélo c'est quand même mieux ! 



La piste longe les rails des Draisines dans de très beaux paysages, petites gorges, falaises, bois ... passages de ponts historiques du chemin de fer ... il y a souvent du monde mais une bonne ambiance et c'est très joli.
Entre Anhée et Maredret il y a aussi 2 buvettes !  




Cette piste cyclable vous emmène à proximité de l'abbaye de Maredsous. et voit pour le moment son terminus à Maredret ...  


Des travaux à l’abandon  ... ???
En fin de parcours, pour pouvoir rejoindre la route qui mène à l'Abbaye, il y a un tunnel  de 200 mètres à franchir... 

2 ans ont été nécessaires à la Région Wallonne pour placer l'éclairage dans ce tunnel et l'ouvrir au vélo ...
Depuis quelques semaines, ce tunnel est bien éclairé et ouvert !
A sa sortie, on prend la route à gauche sur 1 Km pour parvenir à Maredsous ... sa bière et son fromage ... 





Le RAVeL continue jusque Maredret ... 2 petits kilomètres plus loin où il se termine !
Il devait normalement se poursuivre sur +- 20 km pour rejoindre Mettet et la Sambre via Fosse la Ville ... Mais voilà, ... les travaux qui ont débuté l'année dernière ont été stoppés juste avant la pose du tarmac... faute de moyens financiers des communes où il passe, l'aide de la Région Wallone ayant été épuisée  ! 
Plusieurs mois de travaux perdus et inutiles  puisque la nature y est occupée à reprendre ses droits, mais selon les sources de la R.W. ... ces travaux d'asphaltage devrais reprendre prochainement pour ouvrir l'itinéraire complet pour 2011 ...


Si les moyens financiers font défaut pour terminer la piste, le volontarisme au développement cyclable en Wallonie n'est malheureusement pas non plus au beau fixe ... surtout en province de Namur ! ... 







samedi, septembre 11, 2010

NORWAY - Les îles LOFOTEN

Date: Août 
KM / Miles:  +- 270 / 167 
Température:  6 to 17°C / 42 to 62°F
Timing : 5 days
Climb : 2700 M / 8858 feet
Road : TRANS - LOFOTEN  
File Google Earth and GPS : Lofoten.zip



Grande classique parmi les voyageurs en vélo, parcourir les Lofoten en Norvège du nord.
Certains l'intègrent à un grand voyage qui les emmène du Sud au Cap Nord, d'autres se contentent de traverser ces îles à l'ambiance nordique situées au delà du cercle polaire Arctique.
Les Lofoten, c'est un archipel d'iles situées tout au nord de la Norvège, elles se poursuivent avec les Vesteralen et les îles de Senja avant d'atteindre le mythique "Cap Nord" !
Autant dire que la météo y est nordique ... les moments de douce chaleur estivale seront des instants privilégiés tellement ils sont rares et même, si de fin juin à mi juillet, le soleil y brille 24h00, les températures resteront le plus souvent en deça des 20° !
Pour ceux qui n'ont pas la chance d'être présents à cette époque du solstice, le mois d'août réserve souvent de bien belles semaines où l'on peut espérer ne pas voir trop de pluie et même se prendre un coup de soleil. Les températures y seront plus fraiches également ... entre 5 et 17° !
Mieux vaut donc partir sur cette destination très bien équipé ... de plumes et de poils de laine !!!

La traversée des Lofoten représente un périple de +- 260 KM... en fonction des routes choisies, ce chiffre est variable tout comme le dénivelé !  
Les routes, il y en a peu ... presque une seule pour ainsi dire ... la E10 !  Quelques rares endroits, vous permettront de prendre d'autres tronçons de routes locales très calmes, qui contournent une île, ou se dirigent vers un village reculé, afin  déchapper à cette voie de transhumance !


Pour parler un peu du type de route que l'on rencontre sous nos roues ... n'espérez pas trouver une voie réservée au vélo et encore moins un accotement cyclable ... la route ressemble à ce que l'on trouve en montagne, relativement étroite, presque jamais plate et fréquentée de voiture, camping-car, camions ...!
A relativiser malgré tout avec un faible trafic, un bitume de qualité, sinueuse à souhait et bien loin d'être ennuyeuse.
Si les Norvégiens ont un comportement au volant exemplaire, probablement les meilleurs conducteurs du monde ... jamais ils n'inquièteront un vélo, régulièrement ils lui laisseront la place et la  priorité !
On ne peut malheureusement pas en dire autant des "touristes" en vacances avec leurs voitures qui malheureusement conservent avec eux les comportements "agressifs" de leur pays d'origine... 
Même si cette route est agréable et superbe à faire en vélo, ... ce trafic de vacances nuit quelque peu au plaisir !

Dans les grandes lignes, la route qui traverse les Lofoten du sud au Nord comporte aussi un grand nombre de longs tunnels, étroits et faiblement éclairés ... emportez de quoi bien manifester votre présence .
Les camions ... ahhh ceux- là, on se demande comment il peut y en avoir autant avec si peu de zones habitées et d'industries ... on peut dire qu'ils roulent à la rentabilité ... donc les vélos ... ça ne les préoccupent absolument pas ! C'est probablement l'aspect le plus négatif des Lofoten !

Mais à côté de ce tableau peut être pas très envoûtant ... les Lofoten c'est aussi des paysages grandioses, une ambiance nordique, des villages typiques de pêcheurs avec leurs maisons rouges sur pilotis, le mélange d'une météo où dans une journée vous pouvez connaitre les 4 saisons ... de superbes lumières chaudes et particulières que seules les contrées par delà le cercle polaire peuvent nous offrir,  ... des couchers de soleil à n'en plus finir, des plages de sable blanc devant une eau turquoise, le mélange d'une ambiance montagne, d'îles et de l'océan avec ses activités maritimes ... Les Lofoten c'est aussi un endroit magique aux légendes de Trolls et d'histoires Viking ... Parcourir toutes ces îles vous plonge dans ces ambiances ! Mais rien que pour les paysages, les Lofoten sont  un détour à voir et à parcourir à toute saison !






Mais venons en a ce fameux itinéraire mythique que tant de cyclistes ont déjà parcouru ou rêver de parcourir ... tout commence au port de Bodo ou pour 20 €, un bateau navette vous emmène avec votre vélo pour une croisière de 4h00 rejoindre le port de Moskenes, porte d'entrée sud des Lofoten !
De Moskenes, la route se poursuit vers le terminus Sud sur 7 Km pour rejoindre Ä, qui se prononce "O" histoire de dire que l'on a fait l'intégralité de la route ...


JOUR 1 - Ä a Ramberg, +- 50 KM

Le temps de débarquer du bateau et de partir voir le village de Ä, les voitures qui ont fait la traversée en votre compagnie seront déjà loin et vous pourrez profiter de la route sans aucun trafic. Pas trop compliqué pour trouver quelle route prendre ... il n'y en a qu'une ! 
Pour cette étape vers Ramberg, elle sera généralement calme, peu de trafic.
Rapidement on est dans l'ambiance ... maisons sur pilotis, morues qui sèchent au soleil, marins et pêcheurs qui s'activent, montagnes qui sortent de la brume ...
Deux longs tunnels sont à franchir ... moment de trêve s'il pleut ... vous serez à l'abri ou si le soleil brille, il y a possibilité par un chemin cyclable d'éviter ces tunnels de plus d'un kilomètre.  Dans ces 2 premiers tunnels, il y a un accotement cyclable.
Sur la droite on découvre rapidement le village de Reine entouré par son petit port de pêche, on peut même y louer un vélo pour la semaine avec sa remorque pour les bagages et le restituer au bout des Lofoten ...
La 1ere étape n'est pas très longue, mais au vue du grand nombre de campings disponibles, vous pourrez de toute manière faire vos étapes comme bon vous semble ...  
Jusque Ramberg, prévoir 4h00, multiples arrêts compris pour un dénivelé de +- 500 mètres ! Même si on est constamment en bord de mer, la route joue souvent avec les montagnes et rares sont les tronçons qui seront plats ! 
Au camping de Ramberg, on découvre une superbe et grande plage de sable blanc devant une baie d'où l'on peut observer le soleil de minuit. Si vous en avez le temps, une balade jusque Fredvang vous fera découvrir d'autres belles plages, mais il y a 2 gros ponts pentus à franchir  ...


Logement dans les Lofoten ... hôtels hors de prix ... A.J. uniquement au chef lieu des Lofoten, Svolvaer.
Si le bivouac est autorisé partout, le camping offre le confort de douche chaude, d'un accès aisé à de l'eau potable et généralement d'un chalet ou l'on peut y faire son repas à l'abri.
Si l'on est 3 ou 4, louer une hutte est probablement plus confortable et ne reviendra pas plus cher que de planter les tentes ! Seul ou à 2, la tente reste la solution la plus économique en Norvège.



JOUR 2 - Ramberg à Unstad, +- 56 KM


Très belle étape. Peu de dénivelé au départ de Ramberg pour contourner la très belle baie de Flakstad, ce sera plus pentu sur la fin de la journée...
On vous conseille de trouver d'autres cyclistes en direction de Nusfjord ... A plusieurs vous pourrez faire une demande pour qu'un bateau vous transfère à Ballstad ... dans le cas contraire, il est nécessaire de franchir le très long tunnel de Nappstraumen, 1.7 Km de pente ... Ce tunnel où il n'y a pas de place pour les vélos plonge sous la mer pour remonter sur l'autre versant ... Autant vous dire que la remontée avec un vélo chargé, la circulation rapide, le manque d'aération et le faible éclairage du tunnel n'est vraiment pas une partie de plaisir ... donc si vous pouvez ... évitez le !  Pour ceux qui prendront sa direction, il y a avant, un petit col à franchir d'où l'on à une très belle vue !



Nusfjord est un village reconnu au patrimoine par l'UNESCO, l'entrée y est payante ... gage de sa sauvegarde ! Il se situe à quelques kilomètres de Ramberg au terminus d'une route de 6 Km.


De Ballstad ( ou du tunnel ) ... on rejoint  rapidement la ville de Leknes via la E10 ... rien de bien particulier, ville austère et beaucoup de circulation ... on profitera des stations services pour le ravitaillement, moins cher que dans les campings !
De Leknes on continue la progression en montée vers le nord sur la E10 ...  A quelques kilomètres, on prend à gauche une jolie petite route sinueuse de 9 Km, au dénivelé parfois conséquent pour rejoindre la baie reculée de Unstad. 2 tunnel seront à franchir mais ils sont courts, plats et les voitures sont rares ...


Unstad, c'est aussi une superbe plage et un "spot" connu des surfeurs Norvégiens. Tout  le long de sa plage, les vagues y sont très belles et la profondeur modeste ... idéal pour la baignade. 
Le village est petit, il y a un camping de quelques emplacements très sympa, vous pourrez y louer une planche de surf si le coeur vous en dit ... ou faire un bivouac des plus agréables sur la plage en compagnie des surfeurs ...
Pour info, il y a de l'eau potable à la petite chapelle du cimetière ...

La balade pédestre qui va vers Eggum est aussi à recommander... 7 Km !


JOUR 3 - Unstad à Svolvaer, +- 80 KM


Étape un peu plus longue mais facile à l'exception de quelques longues montées.
Retour vers la E10 par la même route que la veille sur les 9 Km qui seront dans ce sens un peu plus faciles ... 
De retour le long de la E10, on trouve à gauche pour quelques kilomètres une piste cyclable et une épicerie bien garnie !
On passe devant le musée Viking, sa visite n'est pas indispensable, simple reconstitution d'un village et quelques activités pour enfants !   
Une longue montée suit le long de la E10,  un peu après le sommet, vous pourrez vous en échapper un moment vers Bo par une petite route pas toujours asphaltée ...
Si vous en avez le temps, l'envie, que la météo est au beau fixe ... vous pourrez aussi par la suite contourner l'ïle de Gimsoya .... moment de répit à la circulation de la E10 pour pouvoir avoir une route rien que pour vous et flâner un peu au guidon entre les épilobes et séchoirs à morues !!!


Un pont pentu et étroit vous emmène vers la partie Nord des Lofoten ... 
La route vers Kabelväg et Svolvaer a moins de dénivelé et se fera rapidement ...  La route évolue aussi côté intérieur des îles, la météo y sera moins froide mais parfois hélas il peut pleuvoir de ce côté alors que de l'autre il y fait beau ... la météo est l'une des grosses particularités des Lofoten.  
Entre Kabelväg et Svolvaer, il y a une piste cyclable sur +- 12 km.


A voir bien avant Kabelväg, sur un détour de quelques kilomètres, un autre village classé au patrimoine de l'UNESCO ... 
" Henningsvaer " !


Svolvaer est la principale ville des Lofoten, on y trouve de tout et à tous les prix ... Très bonne ambiance, on y croise beaucoup de touristes et voyageurs qui terminent ou qui commencent leur périple ... 
Svolvaer est l'un des accès principals des Lofoten, beaucoup de bateaux y font halte pour embarquer ou débarquer leur lot de voyageurs. Vous pourrez aussi en une petite nuit rejoindre Bodo avec l'un des bateaux bien luxueux de l'Hurtigruten ...  
Pour le logement, les campings sont situés bien en dehors de la ville, mais il y a quelques établissements pas trop cher où l'on peut se trouver une chambre pour moins de 70 € et une auberge de jeunesse.
Pour info ... accès gratuit à internet à la bibliothèque... Il y a 2 magasins de sport mais peu de pièces pour les vélos en cas de problème ...




JOUR 4 - Svolvaer à Sandsletta, +- 44 KM


Etape courte le long de la E10 fréquentée !
Si vous voulez réduire le temps passé dans les Lofoten c
ette étape peut être jointe directement au jour 5 ou faire halte à hauteur du sympathique camping de Sandsletta.
Alternance de paysages de montagne et de baies aux mouettes criardes ... 
La route ne présente pas trop de montée et se fera rapidement. Profitez donc d'une matinée sur Svolvaer !


A Vestpollen on quitte définitivement la E10 pour prendre à gauche une route locale  large, tranquille et sinueuse en direction de Laukvika. 


Retour côté océan des Lofoten et de ses belles plages.  Laukvika est aussi un "spot" réputé pour l'observation du soleil de minuit mais le camping de Sandsletta, quelques kilomètres avant est tout confort pour le bivouac du jour !


JOUR 5 - Sandsletta à Melbu, +- 40 KM




Dernière étape sur les Lofoten avant de rejoindre les Vesteralen. 
La route pour rejoindre le bateau qui vous mènera au port de Melbu est pittoresque, calme et sinueuse ... peu de dénivelé, on longe régulièrement la mer ou une baie ... 
Environnement encore différent des autres journées ... plus sauvage et tourmenté où l'on partage la route avec des troupeaux de moutons !
A mi -chemin la route n'est plus asphaltée, gravillons sur près de 10 km ... de bons pneus sont souhaitables ... 
On arrive en +- 3 heures à Fiskebol d'où l'on prend le bac pour Melbu, 1er cité dans le sud des ïles Vesteralen .


Les Vesteralen, très différentes des Lofoten ... tout aussi montagneuses et déchiquetées mais  la route principale sera plus calme et moins " montagne Russe " que dans les Lofoten.
Routes aux ambiances désolées dans un style désert des U.S.A. ... 
Les ressources seront aussi moins nombreuses et les campings bien plus rares ... 
4 à 6 jours et 200 à 300 Km, en fonction des choix de routes, seront nécessaires pour rejoindre la ville la plus au nord de l'archipel, Andenes !
Plus on va vers le nord et plus l'ambiance générale devient austère, signe d'une vie rude, la météo se fait aussi plus venteuse et froide  ... cela ne fera que s'amplifier à l’approche du Cap Nord.


Il est bon de savoir que sur toute la traversée des Lofoten et Vesteralen, vous pourrez rejoindre rapidement un port où l'Hurtigruten fait étape et prendre ce bateau, soit vers le nord  ou le sud ... Ce bateau fait étape dans chaque port au moins une fois par jour ... un peu comme un autobus !
Les autobus peuvent aussi être pris avec un vélo !


Autres photos de l'aventure sur Picasa